Résumé éditeur :
“Quand on est vivant, on occupe les places que les morts ont laissées. C’est la règle.”
Agonie est sorcière. Félicité, passeuse de fantômes. Le silence dure depuis trente ans entre ces deux filles de berger, jusqu’au jour où la mort brutale de leur mère les réunit malgré elles.
Pour recueillir ses derniers mots, elles doivent retrouver son spectre, retracer ensemble le passé de cette femme qui a aimé l’une et rejeté l’autre. Mais son fantôme reste introuvable, et les témoins de sa vie, morts ou vivants, en dessinent un portrait étrange, voire contradictoire.
Que voulait-elle révéler avant de mourir ? Qui était vraiment cette femme fragmentée, multiple ?
Leur quête de vérité emmènera les soeurs des ruelles de Nice au désert d’Almería, de la vallée des Merveilles aux villages abandonnés de Provence, et dans les profondeurs des silences familiaux.
Entrez dans le salon de thé.
Prenez une tasse chaude à l’abri de la pluie.
Écoutez leur histoire.
Critique :
Un roman qui a son identité propre. Des chapitres relativement courts. Une narration partagée et en même temps transmise par un intermédiaire. Un narrateur assez présent et qui n’hésite pas à commenter, ce qui donne un ton assez agréable.
J’ai trouvé le roman d’abord déconcertant. J’ai eu un peu de mal à entrer dans l’histoire, à cause notamment de cette narration si particulière. Une fois habituée, on se plonge vite dans le passé de ces deux sœurs et celui de leur famille. C’est un retour aux sources aussi bien qu’une quête initiatique qui permet d’accéder à une certaine réconciliation et même d’apaisement.
J’ai aimé ce roman, pour sa particularité, son narration avec une voix bien spécifique et ses personnages attachants avec leurs qualités et leurs défauts.