{"id":922,"date":"2023-01-29T18:27:01","date_gmt":"2023-01-29T17:27:01","guid":{"rendered":"http:\/\/feuilletsdeuphemia.fr\/?p=922"},"modified":"2023-01-29T18:27:02","modified_gmt":"2023-01-29T17:27:02","slug":"levangile-cannibale-de-fabien-clavel","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/feuilletsdeuphemia.fr\/index.php\/2023\/01\/29\/levangile-cannibale-de-fabien-clavel\/","title":{"rendered":"L&#8217;\u00e9vangile cannibale de Fabien Clavel"},"content":{"rendered":"\n<p>R\u00e9sum\u00e9 \u00e9diteur :<\/p>\n\n\n\n<p>Aux M\u00fbriers, l\u2019ennui tue tout aussi s\u00fbrement que la vieillesse. Matt Cirois, 90 ans et des poussi\u00e8res, passe le temps qu\u2019il lui reste \u00e0 jouer les g\u00e2teux. Tout aurait pu continuer ainsi si Maglia, la doyenne de la maison de retraite, n\u2019avait vu en r\u00eave le fl\u00e9au s\u2019abattre sur le monde. Et quand, apr\u00e8s quarante jours et quarante nuits de r\u00e9clusion, les pensionnaires retrouvent la lumi\u00e8re et entrent en chaises roulantes dans un Paris d\u00e9vast\u00e9, c\u2019est pour s\u2019apercevoir qu\u2019ils sont devenus les proies de cr\u00e9atures encore moins vivantes qu\u2019eux. Que la chasse commence\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Critique :<\/p>\n\n\n\n<p>C&#8217;est assez r\u00e9cemment que je me suis mise \u00e0 lire des r\u00e9cits de zombies et des fictions post apo. Je n&#8217;ai probablement pas tous les codes ni toutes les r\u00e9f\u00e9rences. Je n&#8217;ai par exemple vu aucun film de Romero, pourtant une oeuvre culte dans le genre. Cela dit, m\u00eame pour quelqu&#8217;un d&#8217;habitu\u00e9 \u00e0 ce genre, je pense que l&#8217;Evangile Cannibale de Fabien Clavel doit \u00eatre assez d\u00e9concertant.<\/p>\n\n\n\n<p>Au d\u00e9part on a un r\u00e9cit typique de zombies : des gens ouvrent la porte, un jour et s&#8217;aper\u00e7oivent que les morts ne restent plus morts mais se baladent en ville pour manger les vivants. Sur le papier, c&#8217;est typique. Dans les faits, nos personnages sont les pensionnaires d&#8217;une maison de retraite, grabataires et en fin de vie. Et la ville, c&#8217;est Paris. On obtient un road movie en fauteuils roulants avec pause r\u00e9guli\u00e8re pour faire le plein de couches et de m\u00e9docs.<\/p>\n\n\n\n<p>Premi\u00e8re chose d\u00e9concertante : la mani\u00e8re dont le r\u00e9cit est racont\u00e9e. On nous explique assez vite qu&#8217;on a entre les mains la transcription d&#8217;un r\u00e9cit fait au jour le jour par le h\u00e9ros, enregistr\u00e9 sur un dictaphone. Tr\u00e8s vote on comprend aussi qu&#8217;on ne lit qu&#8217;une version de l&#8217;histoire et qu&#8217;il y a des choses que notre narrateur ignore dans le meilleur des cas\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Autre originalit\u00e9 de ce texte : on est loin du h\u00e9ros dans la force de l&#8217;\u00e2ge qui va r\u00e9ussir \u00e0 mettre une racl\u00e9e aux zombies par sa force et son astuce. Le protagoniste est un petit vieux aigri et mesquin, un peu parano sur les bords. En prime ce petit vieux est cynique et a un humour tr\u00e8s grin\u00e7ant. \u00c7a ne le rend pas tr\u00e8s sympathique mais \u00e7a donne un r\u00e9cit haut en couleurs.<\/p>\n\n\n\n<p>Bref entre la mani\u00e8re de raconter et la personne qui raconte, il faut s\u00e9rieusement lire entre les lignes et j&#8217;ai beaucoup aim\u00e9 ce c\u00f4t\u00e9. Ce n&#8217;est qu&#8217;avec le d\u00e9nouement que le h\u00e9ros montre toute l&#8217;ampleur de sa personnalit\u00e9, on va dire \u00e7a comme cela. J&#8217;ai eu du mal \u00e0 me plonger dans le style du texte mais au final j&#8217;en garde un bon souvenir.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>R\u00e9sum\u00e9 \u00e9diteur : Aux M\u00fbriers, l\u2019ennui tue tout aussi s\u00fbrement que la vieillesse. Matt Cirois, 90 ans et des poussi\u00e8res, passe le temps qu\u2019il lui reste \u00e0 jouer les g\u00e2teux. 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