{"id":454,"date":"2023-01-15T18:40:22","date_gmt":"2023-01-15T17:40:22","guid":{"rendered":"http:\/\/feuilletsdeuphemia.fr\/?p=454"},"modified":"2023-01-15T18:40:23","modified_gmt":"2023-01-15T17:40:23","slug":"il-faut-quon-parle-de-kevin-de-lionel-shriver","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/feuilletsdeuphemia.fr\/index.php\/2023\/01\/15\/il-faut-quon-parle-de-kevin-de-lionel-shriver\/","title":{"rendered":"Il faut qu&#8217;on parle de Kevin de Lionel Shriver"},"content":{"rendered":"\n<p>Critique :<\/p>\n\n\n\n<p>Il faut qu&#8217;on parle de Kevin est un roman \u00e9pistolaire. Toutes les lettres sont \u00e9crites par Eva, la m\u00e8re de Kevin, qui revient sur la vie de son fils jusqu&#8217;au moment pr\u00e9sent, c&#8217;est-\u00e0-dire l&#8217;anniversaire des 18 ans de Kevin.<\/p>\n\n\n\n<p>On en apprend beaucoup sur Eva : son travail, ses espoirs, ses sentiments. Elle ne cache rien \u00e0 son mari \u00e0 qui elle \u00e9crit. Toutes ses pens\u00e9es sont \u00e9tal\u00e9es, m\u00eame les moins avouables. Au fil des lettres, on d\u00e9couvre sa famille : sa m\u00e8re agoraphobe qui vit cloitr\u00e9e chez elle, son mari toujours optimiste, etc\u2026 mais le membre de la famille qui prend le plus de place est bien \u00e9videmment Kevin, ce fils qu&#8217;elle n&#8217;aime pas.<\/p>\n\n\n\n<p>Sur la quatri\u00e8me de couverture de mon \u00e9dition, il y a un extrait d&#8217;une critique du Point : &#8220;plus percutant qu&#8217;une le\u00e7on de p\u00e9dopsychiatrie&#8221;, &#8220;une \u00e9criture limpide&#8221; et &#8220;un d\u00e9nouement magistral et bouleversant&#8221;. Percutant oui, enfin je dirai plut\u00f4t d\u00e9rangeant, perturbant. Eva se pose beaucoup de question sur sa responsabilit\u00e9 \u00e0 elle, sur ce qu&#8217;elle aurait pu ? du ? faire. Si elle aurait du le voir venir\u2026 Elle propose aussi une image d&#8217;une femme qui ne d\u00e9sire pas d&#8217;enfant, qui questionne ce besoin de perp\u00e9tuer un nom et aussi l&#8217;image (rare, voire tabou) d&#8217;une femme qui n&#8217;aime pas son enfant.<\/p>\n\n\n\n<p>Par contre je ne trouve pas l&#8217;\u00e9criture limpide. J&#8217;ai mis 200 pages (un tiers du pav\u00e9 de 606 pages) \u00e0 vraiment rentrer dedans. Quant au &#8220;d\u00e9nouement magistral et bouleversant&#8221;, il m&#8217;a \u00e9t\u00e9 g\u00e2ch\u00e9 par un adjectif malheureux qui m&#8217;a fait devin\u00e9 une partie de la fin du r\u00e9cit assez vite.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce livre est int\u00e9ressant, perturbant car il y a une r\u00e9flexion sur le d\u00e9sir d&#8217;enfant, sur pourquoi certains jeunes commettent ces massacres dans leur lyc\u00e9e, mais aussi difficile (le th\u00e8me abord\u00e9 n&#8217;est pas joyeux, ni facile \u00e0 traiter, l&#8217;\u00e9criture est dense).<\/p>\n\n\n\n<p>Cependant je ne regrette pas ma lecture. Elle valait l&#8217;effort d\u00e9pens\u00e9 \u00e0 lire ce pav\u00e9. Cela m&#8217;a aussi donn\u00e9 envie de comparer avec l&#8217;adaptation cin\u00e9matographique et aussi de lire d&#8217;autres fictions de cet auteur.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Critique : Il faut qu&#8217;on parle de Kevin est un roman \u00e9pistolaire. Toutes les lettres sont \u00e9crites par Eva, la m\u00e8re de Kevin, qui revient sur la vie de son fils jusqu&#8217;au&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":455,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[9],"tags":[],"class_list":["post-454","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-autres-fictions"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/feuilletsdeuphemia.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/454","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/feuilletsdeuphemia.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/feuilletsdeuphemia.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/feuilletsdeuphemia.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/feuilletsdeuphemia.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=454"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/feuilletsdeuphemia.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/454\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":456,"href":"https:\/\/feuilletsdeuphemia.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/454\/revisions\/456"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/feuilletsdeuphemia.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/455"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/feuilletsdeuphemia.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=454"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/feuilletsdeuphemia.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=454"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/feuilletsdeuphemia.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=454"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}