{"id":246,"date":"2023-01-08T18:40:17","date_gmt":"2023-01-08T17:40:17","guid":{"rendered":"http:\/\/feuilletsdeuphemia.fr\/?p=246"},"modified":"2023-01-08T18:40:19","modified_gmt":"2023-01-08T17:40:19","slug":"les-furies-de-boras-danders-lager","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/feuilletsdeuphemia.fr\/index.php\/2023\/01\/08\/les-furies-de-boras-danders-lager\/","title":{"rendered":"Les Furies de Boras d&#8217;Anders Lager"},"content":{"rendered":"\n<p>Pr\u00e9sentation par l\u2019\u00e9diteur :<\/p>\n\n\n\n<p>La lande de Skan\u00f6r voit s&#8217;\u00e9craser une m\u00e9t\u00e9orite d&#8217;o\u00f9 \u00e9merge une cr\u00e9ature avide ; cent cinquante et une personnes convergent des environs de Stockholm pour un suicide collectif ; une boutique d&#8217;aquariophilie est tenue par une femme \u00e9trangement proche de ses poissons\u2026 Dans ces contes horrifiques, Anders Fager s&#8217;empare des grands th\u00e8mes de la mythologie, du folklore et du fantastique pour cr\u00e9er des territoires sensuels et sombres, o\u00f9 il fait surgir des cr\u00e9atures d&#8217;\u00e9pouvante. Mais le monstre n&#8217;est pas toujours celui qu on imagine. Avec un humour noir confinant \u00e0 la jubilation, l&#8217;auteur construit ses r\u00e9cits \u00e0 coups de petits d\u00e9tails dissonants qui font basculer un quotidien banal : dans cet univers de cauchemar, dans ce monde d\u00e9vast\u00e9, violence et folie sont partout.<\/p>\n\n\n\n<p>Critique :<\/p>\n\n\n\n<p>Ce recueil de nouvelles m\u2019a \u00e9t\u00e9 offert par les \u00e9diteurs d\u2019Anders Fager (Mirobole Editions) et je les en remercie.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce recueil contient huit nouvelles, souvent entrecoup\u00e9es de courts textes nomm\u00e9s Fragments et num\u00e9rot\u00e9s. Je vais tenter de dire quelques mots de chaque nouvelle sans trop en dire :<\/p>\n\n\n\n<p>=&gt; Les Furies de Boras : un samedi soir \u00ab habituel \u00bb pour les jeunes filles d\u2019un coin paum\u00e9 nomm\u00e9 Boras, discoth\u00e8que et drague\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>=&gt; Le voeu de l\u2019homme bris\u00e9 : L\u2019arriv\u00e9e de soldats dans un petit village recul\u00e9 pr\u00e8s des montagnes\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>=&gt; Joue avec Liam : l\u2019histoire d\u2019un petit gar\u00e7on qui r\u00eavait de jouer avec des dinosaures.<\/p>\n\n\n\n<p>=&gt; Trois semaines de bonheur : L\u2019\u00e9trange vie de Malin, jeune fille un peu bizarre qui tient une boutique d\u2019aquariophilie<\/p>\n\n\n\n<p>=&gt; Un point sur Vasterbron : enqu\u00eate sur un suicide collectif<\/p>\n\n\n\n<p>=&gt; Encore ! Plus fort ! Un jeu sexuel apparemment innocent\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>=&gt; L\u2019escalier de service : une jeune fille est hant\u00e9 par des cauchemars dans lesquels elle descend l\u2019escalier de service<\/p>\n\n\n\n<p>=&gt; Le bourreau blond : une jeune fille est charg\u00e9e de remettre un cadeau \u00e0 une vieille femme\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Le style de l\u2019auteur m\u2019a bien plu : cela se lit tr\u00e8s bien, fluide, bien rythm\u00e9. Ce que j\u2019ai aussi aim\u00e9, c\u2019est la vari\u00e9t\u00e9 des tons, des mani\u00e8res d\u2019\u00e9crire. L\u2019un des textes n\u2019est que des bouts de dialogues mis les uns \u00e0 la suite des autres, ce qui donne un dynamisme et oblige le lecteur \u00e0 mettre des pauses quand il faut (entre chaque dialogue, m\u00eame si il y a des guillemets, j\u2019ai mis du temps \u00e0 comprendre que c\u2019\u00e9tait le d\u00e9but et la fin d\u2019un dialogue), et cela rend la fin de cette nouvelle percutante. Un autre texte est r\u00e9dig\u00e9 plut\u00f4t \u00e0 la mani\u00e8re d\u2019un rapport de police, ce qui cause un regard plus froid mais pas moins horrifique qu\u2019une narration plus traditionnelle. Bref j\u2019ai aim\u00e9 ce jeu sur les styles, les mani\u00e8res de raconter.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019univers de l\u2019auteur. On ressent une grande influence de Lovecraft (sur la description des monstres, de la mythologie et peut \u00eatre aussi sur la place de la folie). Cette influence est plus marqu\u00e9e dans certaines nouvelles que dans d\u2019autres. Ces nouvelles m\u2019ont aussi parfois fait penser \u00e0 d\u2019autres auteurs, notamment Masterton pour le m\u00e9lange sexe \/ horreur. Des influences, des rapprochements mais l\u2019auteur propose son propre univers et sa propre mythologie.<\/p>\n\n\n\n<p>Je voudrais aussi revenir sur un point que j\u2019ai aim\u00e9 : la construction de cette mythologie. De l\u2019ext\u00e9rieur, cela ressemble \u00e0 des nouvelles ind\u00e9pendantes constitu\u00e9es en recueil. De l\u2019int\u00e9rieur, on trouve des r\u00e9f\u00e9rences \u00e0 la mythologie d\u2019un des textes dans un autre des textes et les fragments renforcent la coh\u00e9sion du recueil. Et je pense que la difficult\u00e9, aussi bien pour le lecteur que pour l\u2019auteur, d\u2019un recueil de nouvelles se situe dans la coh\u00e9sion du tout. Je trouve ici que ce point est magnifiquement g\u00e9r\u00e9 puisqu\u2019on ressort de la lecture avec une vision assez globale de l\u2019univers de l\u2019auteur.<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019ai aim\u00e9 ce recueil, j\u2019ai un peu moins accroch\u00e9 \u00e0 certaines nouvelles mais dans l\u2019ensemble, j\u2019ai vraiment appr\u00e9ci\u00e9.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pr\u00e9sentation par l\u2019\u00e9diteur : La lande de Skan\u00f6r voit s&#8217;\u00e9craser une m\u00e9t\u00e9orite d&#8217;o\u00f9 \u00e9merge une cr\u00e9ature avide ; cent cinquante et une personnes convergent des environs de Stockholm pour un suicide collectif&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":247,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[6],"tags":[],"class_list":["post-246","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-imaginaire"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/feuilletsdeuphemia.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/246","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/feuilletsdeuphemia.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/feuilletsdeuphemia.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/feuilletsdeuphemia.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/feuilletsdeuphemia.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=246"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/feuilletsdeuphemia.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/246\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":248,"href":"https:\/\/feuilletsdeuphemia.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/246\/revisions\/248"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/feuilletsdeuphemia.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/247"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/feuilletsdeuphemia.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=246"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/feuilletsdeuphemia.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=246"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/feuilletsdeuphemia.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=246"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}